Héritage des Jeux de Paris 2024
L'héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 : une belle dynamique collective
Paris 2024 a voulu faire de l'héritage bien plus qu'une promesse : une véritable aventure collective, portée par l'ensemble du mouvement sportif français, au service d'une société plus active, plus inclusive et plus unie autour des valeurs du sport.
Le mouvement sportif fédéré, cheville ouvrière de l'héritage
C'est l'un des grands succès de Paris 2024 : le mouvement sportif est désigné comme le légataire naturel des programmes créés par les Jeux, une reconnaissance forte de son rôle central. Le CNOSF, à travers son réseau territorial de CROS, CDOS et CTOS, anime au plus près du terrain la communauté née des Jeux, en lien avec les fédérations, les collectivités et le CPSF.
Cette mobilisation s'est incarnée très concrètement à travers le label Terre de Jeux 2024, qui fédère aujourd'hui plus de 2 800 collectivités et structures sportives engagées pour une pratique du sport plus développée et plus inclusive, autour de trois mots d'ordre : célébration, héritage, engagement.
Sur le terrain, chaque échelon a joué son rôle : les clubs, les comités départementaux, les ligues et comités régionaux ont été pleinement associés. Les CROS et CDOS ont aussi accompagné la professionnalisation des dirigeants et salariés du mouvement sportif, renforçant durablement les compétences du réseau associatif.
Une commission héritage, présidée par le CNOSF et associant le CPSF, l'État, l'Agence nationale du sport et les collectivités, a été installée pour bâtir une stratégie partagée pour l'olympiade 2025-2028, garantissant que cette dynamique se prolonge bien au-delà de la clôture des Jeux.
Une nation qui se remet en mouvement
Les Jeux ont donné un vrai coup d'accélérateur à la place du sport dans le quotidien des Français. La promotion de l'activité physique a été déclarée Grande cause nationale 2024, et les 30 minutes d'activité physique quotidienne se généralisent progressivement à l'école. La Semaine Olympique et Paralympique, portée conjointement par le CNOSF et le CPSF, illustre parfaitement cette réussite : son édition 2025 a mobilisé plus de 700 000 élèves et 2 400 établissements scolaires, prouvant que l'héritage de Paris 2024 continue de rayonner et prépare déjà la jeunesse aux Jeux d'hiver des Alpes françaises 2030.
Le label Génération 2024 valorise de son côté les écoles les plus engagées dans le sport et les valeurs olympiques, tandis que 5 500 terrains de sport ont pu être financés dès 2024 pour rapprocher la pratique sportive de tous les territoires, y compris les plus modestes.
Le regard sur le handicap, transformé en profondeur
C'est sans doute l'une des plus belles réussites sociétales des Jeux : la diffusion massive des épreuves paralympiques, portée par des audiences historiques et 2,5 millions de billets vendus, a permis de changer durablement le regard porté sur le handicap en France. Cette dynamique se poursuit avec des équipements sportifs rénovés selon les plus hauts standards d'accessibilité et des actions éducatives associant élèves valides et jeunes en situation de handicap autour des valeurs olympiques et paralympiques.
Une avancée historique pour l'égalité femmes-hommes
Paris 2024 restera aussi dans l'histoire comme la première édition des Jeux totalement paritaire, avec une exposition médiatique inédite du sport féminin, des symboles forts comme la vasque allumée conjointement par une femme et un homme, et un engagement du mouvement sportif pour l'égalité professionnelle, incarné notamment par le label « Terrain d'égalité ».
Un héritage vivant, pensé pour durer
Ce qui frappe dans la stratégie de Paris 2024, c'est la volonté de transmettre plutôt que de simplement laisser des infrastructures : les marques, les programmes, les communautés (comme le Club Paris 2024 et ses 4,6 millions de membres) sont activement transmis au mouvement sportif pour que l'élan ne retombe pas. Comme le résumait le président du CNOSF, sans l'engagement des acteurs de terrain — clubs, comités, bénévoles, dirigeants — il n'y a pas de sport possible dans le pays. C'est précisément cette énergie collective, des grandes fédérations jusqu'au plus petit club de village, qui constitue le socle le plus solide de l'héritage de Paris 2024.